Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Centre d'études africaines (Ceaf)

Michel Agier

Michel Agier est ethnologue et anthropologue, Directeur de recherche à l’IRD et Directeur d’études à l’EHESS. Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l’exil et la formation de nouveaux contextes urbains.

Courriel

Image1Thèmes de recherche

Les recherches ont d’abord été menées dans des grandes villes d’Afrique et d’Amérique latine : Lomé, Douala, Salvador de Bahia, Cali. Les enquêtes se sont déroulées dans des quartiers et milieux sociaux pauvres, marginaux, précaires. Elles ont porté sur les mobilités sociales et la question des identités ethniques et raciales, avec une attention particulière à l’émergence des mouvements culturels urbains (carnavals, fêtes religieuses).

Depuis 2000, enseignements et recherches se sont orientés vers une Anthropologie des déplacements et des nouvelles logiques urbaines. Les enquêtes ont porté sur les espaces de regroupement des personnes déplacées, réfugiées et exilées, d’abord en Colombie puis en Afrique noire : périphéries urbaines accueillant les déplacés internes, camps de réfugiés et de déplacés, zones de transit. Plus récemment, l’accent est mis sur les situations de transit, de passage ou de fixation des migrants et réfugiés. Parcours d’exil et conditions de vie de et dans la migration sont étudiés dans un réseau de lieux entre Afrique, Proche-Orient et Europe.

Après une enquête (2009-2010) dans plusieurs pays européens sur les établissements précaires des migrants clandestins, la recherche se poursuit au Proche Orient sur les circulations et l’établissement des migrants et réfugiés originaires du Proche Orient et d’Afrique orientale.

Deux aspects conjoints sont analysés et mis en relation : d’une part la production des figures de « l’étranger » dans différents contextes nationaux et urbains ; d’autre part la formation et la stabilisation des marges et des espaces de frontière – camps, zones de transit, occupations urbaines illégales – comme lieux de refuge, et de contextes urbains en devenir. Il s’agit de saisir les déplacements les plus amples et divers de la mondialisation humaine actuelle, et dans ce cadre, l’actualisation de la figure du refuge sous ses formes diverses, jusqu’à celle du ghetto urbain.

Mots-clés : Exils, Ville, Refugiés, Ghettos, étrangers, Communautés.

Publications principales

2011, « Je me suis réfugié là ». Bords de route en exil

Michel Agier et Sara Prestianni. 11,5 x 17,5 cm | 2011 | 126 pp. | 14 

ISBN 978-2-9532093-5-8 - http://editions-donner-lieu.com/editions/

Image2

  • Tout a commencé par la décision d’une rencontre, et la réciprocité qu’elle enclenche ; c’est la première scène : décider d’y aller voir de plus près. Michel Agier et Sara Prestianni décrivent dans cet ouvrage des « jungles », campements et squats à Patras, Rome, Calais et Paris. Ce sont des refuges où l’on s’abrite dans un contexte hostile, des lieux où des habitants en transit s’inventent un quotidien dans le temps de l’attente. Leur hospitalité, leur sourire et leur désir d’autrui ont un sens politique qui déroute les politiques de la « guerre aux migrants ». Aux commentaires qui associent trop souvent leur condition précaire à des existences inférieures, ils opposent par leurs regards droits, par leurs gestes et leur manière d’habiter ces lieux, une présence digne.

Sommaire – Prologue : Dans le chaos du monde | Bords de routes : Journal d’enquête | Patras | Rome | Calais | Paris | Épilogue : Logiques du chaos | Références bibliographiques | Références iconographiques.

Auteurs

  • Michel Agier (Orange, 1953) , est ethnologue et anthropologue, directeur de recherche à l’institut de Recherche pour le Développement et à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, membre du Centre d’études africaines (UMR 194). Ses recherches portent sur les relations entre la mondialisation humaine, les conditions et lieux de l’exil, et la formation de nouveaux contextes urbains. Il a récemment publié Esquisses d’une anthropologie de la ville (Academia-Bruylant, 2009) et Le couloir des exilés. Être étranger dans un monde commun (éditions du Croquant, 2011).

  • Sara Prestianni (Fano, 1979), est photographe et coordinatrice du réseau internationale Migreurop. Dans les deux activités elle s’est spécialisée sur les migrations dans l’espace méditerranéen, à travers des missions terrain aux frontières internes et externes de cet espace (Lampedusa, Grèce, Canaries, Mali, Maroc, etc.). Elle a collaboré aux diverses rapports du réseau Migreurop sur la violation des droits humains aux frontières ainsi que à l’Atlas des migrants en Europe, géographie critique des politiques migratoires (Armand Colin 2009) et exposés et publiés ses reportage photographiques en Italie, Espagne et France.

  • Image32011, Le couloir des exilés. Être étranger dans un monde commun, Paris, Ed. du Croquant, 120 p.  — Un conflit est ouvert à propos de la liberté de circuler et de la possibilité pour chacun de trouver une place dans un monde commun. Arrêtées par les murs et les législations protectionnistes des États-nations, des millions de personnes ne trouvent plus le lieu d’arrivée de leur voyage, et n’ont pas non plus d’autre ailleurs où aller pour se protéger, se reconstruire, revivre. Dans cet exil intérieur, de nouveaux lieux, « hétérotopiques », apparaissent, se développent et se fixent, et avec eux une nouvelle conception de l’étranger, celle de l’indésirable au monde. La frontière, le camp, la jungle ou le ghetto dessinent cette nouvelle topographie de l’étranger : un couloir des exilés se forme, où règnent l’exception, l’exclusion et l’extraterritorialité, mais où parfois des transformations sociales ont lieu, où la marge devient refuge, à nouveau habitable et même vivable. Sur le chaos du présent s’inventent des mondes à venir… Face aux politiques de la peur et de l’enfermement, l’anthropologue Michel Agier défend une cosmopolitique de l’hospitalité, seule à même de fonder une « anthropologie-monde », qu’il conçoit comme une pensée des rencontres et des reconnaissances de l’autre, « avec le monde commun en tête ».

  • 2010 Exils. Des mégapoles aux camps Film de Thomas Lacoste avec Michel Agier, (92’, LBP, 2010, DVD 96’, 12€ - michel agier - la bande passante Ce film s'articule autour de douze chapitres : Parcours / L'aménagement dans les favelas et les camps / L'intervention - La main gauche de l'Empire / La mondialisation humaine / « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde... » / L'appel pour la suppression du ministère de l'identité nationale / Régressions politiques et identitaires / Perspectives politiques / Lévi-Strauss et les questions identitaires / L'anthropologie situationnelle / Derrida et la déconstruction ou la place de l'intellectuel / Rancière : conflit et mésentente.

  • Image42009, Esquisses d’une anthropologie de la ville. Lieux, situations, mouvements, Paris, Academia-Bruylant, 158 p. Au moment où la ville, dit-on, se « défait », le regard anthropologique s’avère plus nécessaire que jamais pour retrouver, sans préjugé ni modèle a priori, les genèses et les processus recréant sans cesse et partout l’espace  partagé de la ville. Michel Agier a enquêté pendant plusieurs années dans les quartiers périphériques, les établissements précaires et les campements, en Afrique noire, en Amérique latine et plus récemment en Europe. Sur la base de cet ancrage ethnographique, il propose des pistes pour répondre à la question du « faire ville » aujourd’hui. À partir de trois entrées ou « esquisses » distinctes et convergentes – les savoirs (La ville des anthropologues), les espaces (La ville à l’œuvre) et les situations (La ville en mouvements) −, l’ouvrage défend la possibilité et l’utilité pour tous (habitants, concepteurs, observateurs et réformateurs) d’une conception anthropologique de la ville.

  • Image52008, Gérer les indésirables. Des camps de réfugiés au gouvernement humanitaire, Paris, Flammarion, novembre 2008,350 p. A lire sur TERRA: le sommaire, l'introduction et l’entretien avec l’auteur en texte intégral. Selon les chiffres officiels, cinquante millions de personnes dans le monde sont « victimes de déplacements forcés » : réfugiés, demandeurs d’asile, sinistrés, tolérés, déplacés internes…, les catégories d’exclus se multiplient, mais combien d’autres sont ignorées : retenus, déboutés, clandestins, expulsés… Face à ce drame, l’action humanitaire s’impose toujours plus comme la seule réponse possible. Sur le terrain, pourtant, le « dispositif » mis en place rappelle la logique totalitaire : permanence de la catastrophe, urgence sans fin, mise à l’écart des «indésirables», dispense de soins conditionnée par le contrôle, le filtrage, le confinement ! Comment interpréter cette trouble intelligence entre la main qui soigne et la main qui frappe ? Après sept années d’enquête dans les camps, principalement africains, l’auteur révèle leur « inquiétante ambiguïté » et souligne qu’il est impératif de prendre en compte les formes de contestations et de détournements qui transforment les camps, les mettent en tension, en font parfois des villes et permettent l’émergence de sujets politiques. Son ouvrage est une critique radicale des fondements, des contextes et des effets politiques de l’action humanitaire.
    « Six ans après Aux bords du monde, cet essai deviendra, à n’en pas douter, un classique. Explorateur passionné et infatigable des populations «inutiles» et par conséquent «indésirables», Michel Agier interroge ici leur avenir : comment peuvent-elles revenir dans la famille des humains, comment les ramener de la non-existence au monde social, du camp à la ville, de la vie intemporelle à l’Histoire, comment leur redonner une place sur la carte du monde, et les faire passer du statut de rejet à celui de sujet ? Une lecture urgente et indispensable pour tous ceux qui réfléchissent aux actions à mener ou qui seront appelés à les mettre en œuvre. » Zygmunt Bauman.

  • Image62008, On the Margins of the World. The Refugee Experience Today, Cambridge, Polity Press, 152 p. — Fifty million people in the world today are victims of forced relocation caused by wars and violence. Whole new countries are being created, occupied by Afghan refugees, displaced Columbians, deported Rwandans, exiled Congolese, fleeing Iraqis, Chechens, Somalians and Sudanese who have witnessed wars, massacres, aggression and terror. New populations appear, defined by their shared conditions of fear and victimhood and by their need to survive outside of their homelands. Their lives are marked by the daily trudge of dislocation, refugee camps, humanitarian help and the never-ending wait. These populations are the emblems of a new human condition which takes shape on the very margins of the world. In this remarkable book Michel Agier sheds light on this process of dislocation and quarantine which is affecting an ever-growing proportion of the world's population. He describes the experience of these people, speaking of their pain and their plight but also criticising their victimization by the rest of the world. Agier analyses the ambiguous and often tainted nature of identities shaped in and by conflicts, but also the process taking place in the refugee camp itself, which allows refugees and the deported to create once again a sense of community and of shared humanity.

  • 2005, Salvador de Bahia : Rome noire, ville métisse (photos de Christian Cravo) Paris, Autrement, 160 p. (Monde/Photos).

  • 2004, La sagesse de l’ethnologue, Paris, Ed. L’Œil neuf, 112 p. Compte rendu (L’Homme).

  • 2002, Aux bords du monde, les réfugiés, Paris, Flammarion, 187 p.

  • 2000, Anthropologie du carnaval : la ville, la fête et l’Afrique à Bahia, Marseille ; Paris, Parenthèses ; Éd. de l'IRD, 253 p. (Eupalinos. Culture, histoire et société).

  • 1999, L’invention de la ville : banlieues, townships, invasions et favelas, Paris, Éd. des archives contemporaines, 176 p. (Une pensée d'avance).


Direction d’ouvrages

  • 2011, Du Rejet au Sujet. Biopouvoir et politique en situations d’exception, Ed. Téraèdre, (coll. Le Sujet dans la Cité – Grand Format) (sortie mai 2011).


Articles et contributions

  • 2010, « Un dimanche à Kissidougou. L’humanitaire et l’Afrique, du postcolonial au global », Cahiers d’Études africaines, L (2-3-4), 198-199-200,  pp. 981-1001

  • 2010, “Humanity as an Identity and its Political Effects. A Note on Camps and Humanitarian Government” , Humanity, University of Pennsylvania Press, n° 1, oct.

  • http://muse.jhu.edu/journals/humanity/v001/1.1.agier.html

  • 2010, “Il silenzio e la parola. Inchiesta sulle testimonianze dei rifugiati nei campi africaini », Studi culturali, Bologna, Ed. Mulino, Anno VII, n°1, aprile, p. 3-14.

  • 2009, “The Ghetto, the Hyperghetto and the Fragmentation of the World”, International Journal of Urban and Regional Research, vol. 33, n°3, p. 854-857.

  • 2008, « Quel temps aujourd’hui en ces lieux incertains ? », L’Homme, n° 185-186 (L’anthropologue et le contemporain. Autour de Marc Augé), pp. 105-120 [article republié dans Les mondes de la mobilité, Françoise Dureau & Marie-Antoinette Hily (dir.), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2009, pp. 161-174].

  • 2008, « L’Afrique en France après le discours de Dakar », Vacarme, Paris, n°42 :79-81.

  • 2007, Ouverture du colloque et présidence de la séance « A partir de la France : de la situation coloniale à l’Afrique des banlieues françaises ». Colloque international Les épistémès africaines dans le monde : trois lieux de production des connaissances sur le passé et le présent de l’Afrique. Paris, EHESS-CEAf, 21-22 juin. Vidéothèque du Réseau académique parisien, Enregistrements audiovisuels Realplayer.

  • 2007, « Simulation, dissimulation, déplacements » Intervention « Débats de l’École », session « Accéder au terrain : l’enquête face à ses obstacles », 24 octobre, Paris, EHESS. Intervention en ligne (audible sur Realplayer sur la même page web).

  • 2007, « Présentation Terrains d’asiles », Terrains d’asiles. Refugiés, déplacés, sans-papiers face aux dispositifs de contrôle et d’assistance, Asylon(s), Revue en ligne du réseau scientifique TERRA, Paris, novembre, n°2.

  • 2007, « Le gouvernement humanitaire et la politique des refugiés », Terrains d’asiles. Refugiés, déplacés, sans-papiers face aux dispositifs de contrôle et d’assistance, Asylon(s), Revue en ligne du réseau scientifique TERRA, Paris, novembre, n°2

  • 2007, « Le ban-lieu du monde. Marges, solitudes et communautés de l’instant » In Airs de Paris, pp. 180-184, Christine Macel & Valérie Guillaume (dir.), Paris, Éd. Centre Pompidou.

  • 2007, « Libéria 2007 : la guerre est finie ? Notes d’enquête sur le retour des réfugiés », Vacarme, Paris, n°40.

  • 2007, « Z comme Zonage », Cahiers de la recherche architecturale, urbaine et paysagère, numéro double (Abécédaire de l’anthropologie de l’architecture et de la ville), Ph. Bonin & A. de Biase (org.), Paris, mars, n°20-21.

  • 2006, « Villes et études urbaines en Afrique : quelles innovations ? » Communication enregistrée, 1ère Rencontre nationale du Réseau des études africaines en France, Paris, CNRS, 29-30 novembre-1er décembre.

  • 2006, « Le gouvernement humanitaire et la politique des réfugiés” » In La philosophie déplacée : autour de Jacques Rancière, pp. 411-428 / L. Cornu & P. Vermeren (éds), Actes du Colloque de Cerisy, Bourg-en-Bresse, Horlieu Ed..

  • 2006, « La force du témoignage. Formes, contextes et auteurs des récits de réfugiés » In Crises extrêmes. Face aux massacres, aux guerres civiles et aux génocides, pp. 151-168 / M. Le Pape, J. Simeant, Cl. Vidal (dir.), Paris, La Découverte.

  • 2006, « Race, culture et politique. La construction métisse du mouvement culturel noir à Bahia (Brésil) » In Les diasporas dans le monde contemporain, pp. 271-281 / W. Berthomières & C. Chivallon, Paris ; Bordeaux : Karthala ; MSH-Aquitaine.

  • 2006, « Protéger les sans-État ou contrôler les indésirables : où en est le HCR ? », Politique africaine, Paris, octobre, n°103.

  • 2006, “The chaos and the camps. Fragments of a humanitarian government” In The Maghreb Connection, pp. 261-277 / Ursula Biemann & Brian Holmes (eds), Barcelone, Actar (bilingue anglais/arabe).

  • 2006, “Zwischen Krieg und Stadt”, Stadt Bauwelt, Berlin, n°172 :50-57.

  • 2006, « Christine Messiant (1947-2006) », avec Rémy Bazenguissa, Cahiers d’études africaines, Paris, n°181.

  • 2005, « Le son de la guerre. Expériences africaines de l’errance, des frontières et des camps », Politix, Paris, n°69 :83-99.

  • 2005, “Ordine e disordini dell’umanitario. Dalla vittima al soggetto politico”, Antropologia (dossier Refugiati), Roma,éd. Meltemi,, année 5, n°5 :49-65.

  • 2005, « Faire ville aujourd’hui, demain. Réflexions sur le désert, le monde et les espaces précaires » In Liens et lieux de la mobilité, pp. 167-178 / G. Capron, G. Cortes & H. Guetat (dir.), Paris, Éd. Belin.

  • 2005, « Ce qui rend les terrains sensibles… et l’anthropologie inquiète » In Terrains sensibles, expériences actuelles de l’anthropologie, pp. 175-184 / F. Bouillon, M. Frésia & V. Tallio (dir.), Paris, Éd. de l’EHESS-CEAf (Dossiers africains).

  • 2004, « Le camp des vulnérables. Les réfugiés face à leur citoyenneté niée », Les Temps modernes (Dossier sur l’humanitaire), Paris, n°627:120-137.

  • 2004, « La ville, la rue et le commencement de la politique », Multitudes, Paris, n°17 :139-146.

  • 2004, « De courts instants d’identité. La communauté rituelle dans deux carnavals afro (Brésil, Colombie) », Systèmes de pensée en Afrique noire, Paris, n°16 :5-27.

  • 2004, « D’Afrique en Amériques noires. Les métissages qu’on voit et ceux qu’on ne voit pas », L’Autre. Cliniques, cultures et sociétés, Grenoble, vol. 5, n°3 :401-415.

  • 2003, « Esthétique et politique de l’identité » In Musiques populaires : Usages sociaux et sentiments d’appartenance, pp. 43-54 / G. Bonacci & S. Fila-Bakabadio (dir.), Paris, Éd. de l’EHESS-CEAf (Dossiers africains).

  • 2003, « La ville nue. Des marges de l’urbain aux terrains de l’humanitaire », Annales de la recherche urbaine, Paris, n°93 :57-66.

  • 2003, « La main gauche de l’Empire. Ordre et désordres de l’humanitaire », Multitudes, Paris, n°11 :67-77.

  • 2003, « Identifications dans l’exil. Les réfugiés du camp de Maheba (Zambie) », Autrepart (Sociétés dans la guerre), Paris (IRD), n°26:73-89. Résumé

  • 2003, « La vérité vraie. Mises en scène de témoignages de guerre et d’exil », Vacarme, Paris, automne, n°25 :79-82.

  • 2002, “Between War and City. Towards an Urban Anthropology of Refugee Camps”, suivi d'un débat avec Zygmunt Bauman & Liisa Malkki, Ethnography, Londres, Berkeley, vol. 3, n°3 :317-366.

  • 2002, “From Local Legends into Globalized Identities. The Devil, the Priest and the Musician in Tumaco”, Journal of Latin American Anthropology, Miami, vol. 7, n°2 :140-167.

  • 2001, « Le temps des cultures identitaires. Enquête sur le retour du diable à Tumaco (Pacifique colombien) », L'Homme, Paris,, n°157 :87-114. Résumé

  • 2001, « De la possession à la comédie rituelle » In Danses latines. Le désir des continents, pp. 48-53 / E. Dorier-Aprill (dir.), Paris, Éd. Autrement.

  • 2001, “Disturbios identitarios em tempos de globalização”, Mana, Rio de Janeiro, Museu nacional, vol. 7, n°2 :7-34.

  • 2000, « Perte de lieux, dénuement et urbanisation : les desplazados de Colombie », Autrepart, Paris (IRD), n°14 :91-105. Résumé

  • 2000, « Amériques noires. La côte pacifique de l’Amérique du Sud » In Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie, pp. 755-756 / M. Izard et P. Bonte (dir.), Paris, PUF [2ème éd.].

  • Cosmographies africaines. Le samba des Noirs brésiliens”, Autrepart, Paris (IRD), 1997, n°1 :41-57. Résumé

  • Ni trop près, ni trop loin. De l'implication ethnographique à l'engagement intellectuel”, Gradhiva, Paris, 1997, n°21 :69-76.

  • “Les savoirs urbains de l'anthropologie”, Enquête, Marseille, 1996, n°4 :35-58.

  • Nation, race, culture : les mouvements noirs et indiens au Brésil”, avec M.R.G. de Carvalho, Cahiers des Amériques Latines, 1994, n°17 :107-124.

  • Rome noire : un rêve de ghetto païenCahiers d'études africaines, Paris, 1992, n°125(1) :9-13.

  • Ethnopolitique – Racisme, statuts et mouvement noir à Bahia”, Cahiers d'études africaines, Paris, 1992, n°125(1) :53-81.



Enseignements de Michel Agier, directeur d'études à l'EHESS, en 2011-2012

- Frontières et mouvements de la ville. Comparaisons internationales en anthropologie urbaine

- Guerre, humanitaire, asile et exils : terrains et théories

- Le décentrement de l'anthropologie

- Politiques des sciences


Participation à la vie scientifique 2011-2011

  • Membre du Conseil scientifique du Pôle Afrique des Instituts Français de Recherche à l’étranger (Ministère des Affaires étrangères, CNRS)

  • Membre du Comité de Veille Ethique de l’EHESS

  • Membre du Comité éditorial du réseau TERRA (Travaux, Études et Recherches sur les Réfugiés et l’Asile)

  • Membre du Comité scientifique du Centre de réflexion sur l’action et les savoirs humanitaires (Crash, Fondation MSF)

  • Membre du conseil éditorial international des revues :

  • Humanity (University of Pennsylvania Press, Philadelphia)

  • Ethnography (Sage publications, Londres, Amsterdam)

  • Etnográfica (Centro de Estudos de Antropologia Social, CEAS/ISCTE, Lisboa)

  • Studi culturali (ed. Il Mulino, Bologna)

  • Latin American & Caribbean Ethnic Studies (University of California, San Diego)

  • Multitudes (Paris, éditions Amsterdam).



25-09-2011




retour haut de page

Dernière mise à jour : 7 juin 2013

Actualités

Toutes les nouvelles du CEAf...

La perception de la pauvreté à Dakar (Sénégal). Entre approches théoriques et réalité observée
Soutenance de thèse de François-Xavier de Perthuis de Laillevault

Frontières affirmées, frontières contestées. Citoyennetés, multi/inter-culturalités, subjectivités
Extrait : Colloque International - 3 et 4 juin 2013. Centre d’études africaines - Groupe de Recherche FIRA ProgrammeLundi 3 juin 9h - Ouverture du Colloque par Jean Paul Colleyn, Directeur du Centre d’études africaines, IRD-EHESS. (...)

Le Mali en guerre : l'État, le Sahel, la France
Extrait : La crise de l’État malien, les rébellions successives dans le nord du pays, l’émergence d’un islam politique extrémiste globalisé, la partition de fait du (...)