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Hazard Benoît

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© Benoît Hazard

Mène un travail anthropologique et historique sur l’organisation de réseaux migratoires burkinabé en Italie, en situant ses observations au niveau des pratiques, licites et illicites, d’une migration. L’ethnographie d’espaces sociaux particuliers à l’organisation de ces réseaux - citons pour exemple, les espaces transits, les ghettos ruraux du Mezzogiorno - que les Burkinabé revendiquent comme délibérément situés «hors de portée des planificateurs», fournit le point d’ancrage d’une réflexion plus générale sur l’ethnicité et les formes du nationalisme culturel. Supposés représenter l’Afrique, ces espaces rendent-ils compte d’une «Afrique imaginée» par ses migrants installés à l’extérieur ? Traduisent-ils une permanence des relations économiques, sociales et symboliques avec le pays d’origine, voire une reproduction du contexte local dans un «ailleurs» ? La compréhension des dynamiques de certaines migrations africaines contemporaines, telles celles des Burkinabé vers l’Italie, caractérisées par l’émergence d’une «culture de l’illicite», fortement revendiquée, dépend autant du statut social et juridique accordé aux migrants (réguliers, irréguliers, clandestins) que du caractère «transnational», «trans-local» ou «diasporique» de la migration.

Publications principales

Thèse

L’aventure des Bisa dans les ghettos de «l’Or rouge» (Burkina Faso – Italie). Trajectoire historique et recomposition des réseaux migratoires burkinabé dans la région des Pouilles. Thèse de doctorat en anthropologie sociale et ethnologie, soutenue le 12 décembre 2007 à l’Ehess, en présence du jury composé de Jean-Loup Amselle, directeur d’études à l’Ehess (directeur de thèse) ; M. Robert Launay, professeur à l’Université de Northwestern, Etats-Unis ; M. Jean Copans, professeur à l’Université de Paris V ; M. André Quesnel, directeur de recherche à l’IRD ; M. Paul-André Rosental, directeur d’études à l’Ehess.

Résumé
Cette thèse décrit la trajectoire singulière et l'organisation de réseaux migratoires reliant la province du Boulgou (Burkina Faso) à l’Italie. Partant du jeu des interactions entre un contexte local, le bisaku, et le groupe social des «les fils de l’Italie», elle interroge une « culture migrante » et s’attache à construire un objet en discutant, tour à tour, un cadre heuristique proposé par les études transnationales et les méthodes de l’analyse des réseaux migratoires. Reposant sur une enquête multi-située, elle met en évidence le redéploiement inédit d’un système de migration circulaire dans le cadre d’une transmigration opérée depuis la Côte d’Ivoire vers Italie. Ce processus de recomposition conduit à décrire l’organisation d’une société locale à travers ses multiples emplacements. L’organisation d’un champ migratoire en Italie, et plus particulièrement les lieux y figurant une diaspora africaine que les Burkinabés désignent comme des «ghetto», constituent l’un d’entre eux. Lieux de relégation, ces emplacements cristallisent une problématique axée sur le statut du travail dans la trajectoire des migrants, plus particulièrement dans les filières du travail domestique et agricole du Mezzogiorno. Bien que les Bisa perçoivent ces campements de journaliers agricoles comme des paysages identitaires, les pratiques maffieuses observées dans les champs de tomate de la région des Pouilles, comme celle des caponeri, tendent à montrer que les capacités d’initiatives africaines ne résistent pas aux injonctions du contexte local.

Summary
This thesis describes the singular trajectory and the organization of migratory networks connecting the province of Boulgou (Burkina Faso) to Italy. Regarding the interactions between a local context, bisaku, and the social group of “the sons of Italy”, it questions a “travelling culture” and attempts to build an object by discussing, alternately, a framework proposed by the transnational studies and the methods of network’s analysis. Anchored on a multi-sited ethnography, it brings to light the original redeployment of a system of circular migration within the framework of a transmigration operated from Ivory Coast towards Italy. This process leads to describe the organization of a local society through its multiple locations. The organization of a migratory network in Italy, and more particularly places representing an African Diaspora that the Burkinabé name as “ghetto” constitute one of them. Places of exclusion, these crystallize a problem centred on the status of the work in the trajectory of the migrants, more particularly in the domestic and agricultural activities of Mezzogiorno. Although Bisa perceives these camps of agricultural labourers as ethnoscape, the Mafia practices observed in the fields of tomatoes of the region of Pouilles, as that of the caponeri, tend to show that the agency of African do not resist to the orders of the local context.

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