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Dossiers africains

La collection Dossiers africains accueille des textes sur des thèmes variés, à la fois des textes d’actualité, des résultats des recherches récentes et des textes de ceux qui ont marqué l’évolution des sciences sociales et des savoirs en Afrique.

 Dossiers africains est une collection éditée par le Centre d'études africaines de l'Ehess.

  • Directeur de la collection : N…

  • Comité de rédaction : Michel Agier et Jean-Pierre Dozon

  • Secrétaire de rédaction : Monique Chevallier-Schwartz

Vente par correspondance, en librairie et au CID (Diffusion/distribution pour la France et l’étranger) 131 boulevard Saint Michel, 75005 Paris : sur place du lundi-vendredi: 9h30-12h/14h-16h (tel. facturation : 01 53 10 53 56) - editions-vente@ehess.fr

2007

Maria-Benedita Basto (dir.), Enjeux littéraires et construction d'espaces démocratiques en Afrique subsaharienne, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 265 p. ISBN EHESS : 978-2-9129-1504-7 - Prix : 12 €.

Image1Réunissant de façon inédite des contributions de spécialistes de la littérature, des anthropologues, des historiens, des philosophes, des écrivains et des éditeurs, cet ouvrage tente de relever trois défis : repenser le lien entre littérature et politique ;  réfléchir sur la relation entre littérature et savoir et interroger les usages conjoints des termes “littérature”, “démocratie” et “Afrique”. Dans ce projet, “littérature” et “démocratie” ont été étudiés à partir des concepts “enjeux littéraires” et “espaces démocratiques”.

Enjeux littéraires permet de penser non seulement la textualité littéraire, mais aussi les discours sur la littérature, les politiques éditoriales, la distribution, les circuits de lecture et de lecteurs, le marché du livre, les statuts et les (choix de) langues, la représentation de l'écrivain et des œuvres.

 Espaces démocratiques dépasse l’analyse du rapport entre la littérature et un certain régime politique occidental, pour examiner plus généralement la façon dont la littérature produit un espace de transformation susceptible de mettre en question tout ordre sociopolitique existant.
Cet ouvrage rassemble des contributions portant sur divers auteurs appartenant aux trois domaines francophone, anglophone et lusophone. Il regroupe des analyses monographiques, des réflexions plus générales sur les problèmes qui concernent les trajectoires historiques des écritures et des auteurs de l'Afrique subsaharienne, aussi bien que des questions fondamentales de la théorie littéraire.

SOMMAIRE

  • – Maria-Benedita Basto : Introduction

  • Trajectoires
    – Bernard Magnier : 1987-2002. Quinze années de littératures africaines.
    – Pierre Halen : Écriture africaine et démocratie : quelques réflexions générales.

  • Écriture littéraire, communauté et subjectivation politique
    – Jacques Rancière : Le philologue et le conteur. Littérature, communauté, démocratie.
    – Kangni Alem : Le royaume du Python. Réflexion sur les langages « individualistes » dans la littérature africaine de langues étrangères.
    – Xavier Garnier : Littérature mystique et micropolitique de la démocratie.

  • Scènes démocratiques, littérature et savoirs critiques
    – Jean Copans : La production scripturale de la démocratie ou le sens commun entre journalisme, littérature, philosophie et sciences sociales.
    – Alain Ricard : Wole Soyinka, les enjeux esthétiques d’une ambition démocratique.
    – Boniface Mongo Mboussa : Écriture politique et politique de l’écriture au Congo.
    – Bernard Mouralis : Littérature et savoir en Afrique subsaharienne.
    – Michel Naumann : Poésie et aspirations démocratiques. Le djihad en pays haoussa.

  • Écritures et constructions identitaires
    – 
    Eloi Ficquet : L’histoire nationaliste des Oromo d’Éthiopie contre le dénigrement et face à l’exil.
    – Maria Benedita Basto : Enjeux, double je(ux) : hétéronymie, genre et nation dans Eu o Povo de António Quadros /Mutimate Barnabé João.
    – Clemens Zobel : «Ce petit quelque chose» : démocratie et renaissance chez Mohamed Sangaré et Aly Diallo.

2006

Florence Bouillon, Marion Fresia et Virginie Tallio (dir.), Terrains sensibles. Expériences actuelles de l’anthropologie, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 208 p. ISBN EHESS : 2-912915-03-1 - Prix : 10.00€

Image2Dans la lignée du développement récent de l'anthropologie réflexive, cet ouvrage rend compte d'une réflexion collective sur la manière d'aborder des terrains de recherche que nous qualifions de sensibles. L'expression terrains sensibles désigne des espaces (ghettos, squats, camps, etc.) et des conditions sociales (sans-papiers, SDF, réfugiés, etc.) que les institutions définissent comme exceptionnels, déviants et/ou illégaux. Ces terrains sont également sensibles en ce qu'ils relèvent d'enjeux sociopolitiques cruciaux et suscitent une demande sociale forte. La question des modalités d'engagement du chercheur est au centre des préoccupations des contributeurs.

De tels champs d'exercice de l'anthropologie interrogent à la fois les techniques d'enquête et les postures du chercheur. Trois grands types de contraintes se dégagent des contributions de ce volume, qui se situent à des niveaux ou moments différents de la recherche : dans la relation d'enquête, qui concerne l'entrée, le maintien et la légitimation de l'ethnologue sur son terrain ; dans ses rapports avec les institutions, souvent à l'origine de la définition de la catégorie ou du groupe social étudié ; dans l'interprétation des données et la restitution des résultats auprès des différents publics.

Souvent pris dans un dilemme de distanciation-implication vis-à-vis des divers acteurs avec lesquels il travaille, le chercheur opérant sur des terrains sensibles rencontre des problèmes d'ordre épistémologique, méthodologique et éthique qui, s'ils sont particulièrement saillants, sont aussi intrinsèques à toute pratique ethnographique du terrain. Dès lors, ce volume invite à une réflexion sur la discipline anthropologique, son ouverture au monde et les formes possibles et souhaitables de sa participation aux débats de nos sociétés actuelles.

SOMMAIRE 

  • Jean-Pierre Dozon : Préface.

  • F. Bouillon, M. Fresia et V. Tallio : Introduction. Les terrains sensibles à l’aune de la réflexivité.

  • Marion Fresia : Entre mises en scène et non-dits : comment interpréter la souffrance des autres ?

  • Estelle d’Halluin : Vaincre la suspicion, entrer dans une intimité douloureuse : une intenable extériorité.

  • Didier Fassin : L’Innocence perdue de l’anthropologie : remarques sur les terrains sensibles.

  • Jean Copans : La culture anthropologie : un bagage nécessaire, un terrain sensible.

  • Julie Baujard : Ni espionne, ni avocate. La place ambiguë de l’ethnologue auprès des réfugiés.

  • Élie Goldschmidt : Enquête institutionnelle et “contre-enquête” anthropologie : migrants en transit au Maroc.

  • Michel Agier : Ce qui rend les terrains sensibles… et l’anthropologie inquiète.

2004

Giulia Bonacci & Sarah Fila-Bakabadio (dir.), Musiques populaires : usages sociaux et sentiments d’appartenance, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 114 p. ISBN EHESS : 2-912915-02-3 – Prix : 15.00€

Image3Au centre de notre attention se trouve l'étude de la musique comme fait social, à travers les usages qui en résultent et les sentiments d'appartenance qui y sont liés. Le double fil, identitaire et musical, donne ainsi une profondeur particulière à des phénomènes qui sont tout autant culturels qu'économiques. L'expression comme la consommation musicale participe à de multiples processus : création et recréation d'identités, transmission de la mémoire, réalisation messianique, transnationalisation culturelle ou fondation rituelle. En effet, la musique s'invente, se diffuse, se rejoue et se revit. Les stratégies de réappropriation mises en jeu et les constructions socio-politiques qui y sont liées deviennent alors significatives de réalités car elles permettent le passage des mythes qui y sont contés vers leur dimension vécue. Transcendant le temps fixé de la production musicale, le rapport des individus et des groupes à une musique transforme les identités et redessine sans cesse leur impact.

Dans un ouvrage collectif qui rassemble des historiens, des sociologues, des anthropologues et des musicologues, un espace de dialogue se dessine autour de la textualité de la musique et de son interpénétration avec la réalité sociale. De cette rencontre interdisciplinaire, résultat d'un croisement entre diverses aires culturelles, d'une mise en commun d'outils d'analyse et d'un mélange de sons, émerge une étude hybride à l'image de l'hétérogénéité des processus ici décrits. Comme une invitation au voyage, à la (re)découverte d'un objet méconnu au cœur de terrains eux-mêmes peu connus, ce livre appelle au décloisonnement des visions sur les musiques dites "populaires". Il incite à l'exploration de différentes formes de savoirs et à l'ouverture de nouvelles perspectives interprétatives.

Fruits d'une journée d'étude organisée à l'EHESS, ces travaux contribuent d'une façon originale à l'étude des musiques par les sciences sociales et amorcent une réflexion plus large sur la complexité des mondes contemporains. Et c'est là le plus beau des voyages.

SOMMAIRE

  • Elikia M’Bokolo : Préface.

  • Giulia Bonacci et Sarah Fila-Bakabadio : Introduction.

  • Esteban Buch : Musiques populaires et musiques d’Etat : à propos d’une version rock de l’hymne national argentin.

  • Sarah Fila-Bakabadio : Les trois sphères de la Kwanza Music.

  • Michel Agier : Esthétique et politique de l’identité.

  • Sarah Daynes : La notion de diaspora dans les paroles de reggae : l’exemple de l’élaboration d’une mémoire collective sociopolitique.

  • Giulia Bonacci : De la diffusion musicale à la transmission religieuse : reggae et rastafari en Italie.

  • Gabriel Segré : Musique populaire et appartenance : “Les amis d’Elivis”.

2000

Tristan Landry & Clemens Zobel (dir.), Postcolonialisme, postsocialisme et postérité de l'idéologie, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 141 p. ISBN EHESS : 2-912915-01-5 - Prix : 14.50€

Image4Avec la fin du système du Parti Unique, les pays post-coloniaux africains et les États post-socialistes de l'Europe de l'Est se trouvent face à un défi commun : l'élaboration de projets politiques qui soient adaptés à leurs expériences historiques et conforme aux normes démocratiques et néo-libérales "universelles". Loin de signifier un "après", dans la plupart des cas les réponses données se caractérisent par des discours, des modèles et des conceptualisations empruntant largement à un horizon idéologique que l'on croyait dépassé.

Le présent ouvrage collectif s'efforce de faire un inventaire des phénomènes de résistance, de rémanence et de permanence des modes de pensée hérités des idéologies socialistes et coloniales. Des thèmes comme l'ethnicité, l'imaginaire héroïque, les formes de nostalgie, la pensée abolitionniste ou la notion de "lutte" illustrent comment la "transition" d'un système à un autre s'accomplit plus par imbrication que par oblitération.

Entreprise par un groupe international de jeunes anthropologues et d'historiens, cette démarche fait ressortir les similitudes existant au sein des mécanismes idéologiques en Afrique et en Europe de l'Est. En plaçant les conjonctures actuelles dans une perspective de longue durée, cet ouvrage offre une contribution critique dans le domaine des études post coloniales et post socialistes.

SOMMAIRE

  • Tristan Landry : La mémoire à l’Est ou ce qu’il en reste : les formes de la nostalgie, les rites soviétiques, la poubelle de l’Histoire et les monuments de l’oubli.

  • Dessislav Sabev : Du corps collectif au corps individuel : Rupture et permanences. Une analyse des représentations médiatisées de la réussite en Bulgarie post-communiste (1990-1996).

  • Franck H. Ekra : Peintures politiques et logiques causales. Félix Houphouët-Boigny, “un roi sans visage” ?

  • Carlo Avierl Celius : De Saint-Domingue à Haïti, l’invention d’un modèle social.

  • Alexandra Goujon : Ethnopolitologie, ethnicité et Etat dans l’Ukraine post-soviétique.

  • Maria da Conceição das Neves Silva : La transition politique en Guinée-Bissau : les “sites de mémoire” comme points de relais.

  • Clemens Zobel : De la renaissance à la rémanence : la politique de décentralisation au Mali.

1999

Gilles Sautter, Un projet colonial sans lendemain : Le chemin de fer Bangui-Tchad (AEF), Préface de Claude Arditi, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 325 p.

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Voici l’essentiel du rapport commandé en 1958 au géographe Gilles Sautter au sujet de la construction d’un chemin de fer reliant le Tchad à l’Oubangui-Chari. Il s’agissait d’améliorer les conditions de transport mais aussi d’organiser un territoire à l’échelle de l’Afrique Équatoriale Française et d’en faciliter le contrôle politique. La voie ferrée Congo-Océan, achevée en 1934, était la première phase de ce grand projet dont le Bangui-Tchad devait constituer le prolongement naturel et le terme en reliant les régions les plus septentrionales, peu peuplées, de l’A.E.F. à la côte ouest africaine. La mise en place des infrastructures constituait une priorité à la fin des années cinquante. Le Bangui-Tchad resta pourtant une entreprise sans suite

Pourquoi alors publier un texte écrit, il y a plus de quarante ans, sur un projet de chemin de fer jamais réalisé ? C’est ce que ce travail de commande constitue, à la veille de l’Indépendance, la meilleure étude de l’économie de la région Tchad - Haut-Oubangui. Le raisonnement s’appuie systématiquement sur un jeu de cartes géographiques et présente une méthode originale d’étude des transports. C’est parce qu’il contient aussi des analyses toujours pertinentes sur la complémentarité économique entre zones écologiques diversifiées, comme le souligne Claude Arditi, anthropologue spécialiste du Tchad, préfacier de la présente édition.

Ce document, à garder en archives, est une sorte de chef-d’œuvre, témoignage d’une époque et d’un homme, alors jeune chercheur, porté par l’enthousiasme des découvertes et le souci d’une géographie appliquée à ce que l’on n’appelait pas encore le développement.

1997 

Anne Piriou et Emmanuelle Sibeud (dir.), L’Africanisme en questions, Paris, Éd. CEAf/Ehess, 123 p.   ISBN EHESS : 2-11-090314-7 -  Prix : 14.50€

Que reste-t-il de l'africanisme ? Née dans les années trente, la notion d'africanisme a été remplacée dans les années soixante par l'appellation plus neutre d'études africaines. Leur spécificité, encore nettement affirmée, impose pourtant une…

SOMMAIRE

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  • Anne Piriou et Emmanuelle Sibeud : Introduction.

  • Benoît de l’Estoile : “Africanisme” et “Africanism”. Esquisse de comparaison franco-britannique.

  • Anne Piriou : Indigénisme et changement social : le cas de la revue Outre-Mer (1929-1937).

  • Emmanuelle Sibeud : ‘L’Afrique d’une société savante’ : les africanistes et leur mémoire.

  • Elisée Coulibaly : L’archéologie, science oubliée des études africanistes françaises.

  • Agnès Lambert : Anthropologie et économie : l’exemple des marchés céréaliers ouest-africains.

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