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Terray Emmanuel

 Après ses études de philosophie à l’ENS – notamment sous la direction de Louis Althusser –  et l’agrégation, Emmanuel Terray se tourne vers l’anthropologie. Il travaille d’abord à l’Institut de sciences politiques de Paris, puis à l’Université d’Abidjan dont il est l’un des professeurs. C’est en Côte d’Ivoire, en pays Dida, qu’il mène sa première enquête de terrain, avant d’entamer, en 1967, une nouvelle recherche sur la royauté Abron. Nommé doyen de l’École des lettres de l’Université d’Abidjan, il poursuit de front ses activités de recherche, d’enseignement et d’administration jusqu’en 1968, l’année où il doit quitter son poste, en raison de sa sympathie pour les étudiants contestataires en Côte d’Ivoire et en France. De retour à Paris, il enseigne à l’Université de Paris-VIII. En 1984, il soutient sa thèse de doctorat d’Etat, dans laquelle il propose une analyse dynamique de l’histoire du royaume Abron. Bien au-delà de la monographie historique, cette thèse est un véritable traité d’anthropologie politique.

Emmanuel Terray dirigera le Centre d’études africaines (EHESS-CNRS) entre 1984 et 1991. Il passera ensuite trois années à Berlin, en qualité de chercheur, puis rejoindra à l’EHESS le Centre d’anthropologie des mondes contemporains.

Voir aussi : Entretien d’Emmanuel Terray par Marie-Josée Jolivet.


Principaux ouvrages :

  • Image12006, Face aux abus de mémoire. Préface de Christian Bromberger, Arles, Actes Sud (Sciences humaines – Bleu), 2006, 96 p. Emmanuel Terray engage le débat sur les "abus de mémoire", dans un contexte actuel marqué par la multiplication des "ayants droit au devoir de mémoire", où la victimisation tend à se substituer à la raison. Il soulève des questions fondamentales sur le rôle du législateur et celui de l'historien, sur le statut des victimes et la légitimité de leurs revendications, sur les enjeux de la transmission de la mémoire

  • Image2

  • 2005, Traversées, avec Jean-Paul Colleyn, Bruxelles, Labor, 2005, 172 p. — Trois thèmes résument à la fois le parcours et l'œuvre de l'anthropologue Emmanuel Terray : le voyage, les livres et l'action. Le voyage, parce que, comme on le sait, l'anthropologue est quelqu'un qui se déplace et qui trouve ailleurs non seulement des vérités sur ce qu'il découvre, mais aussi des vérités sur sa propre société. Les périples de l'écriture, ensuite, puisque l'auteur des Ombres berlinoises est aussi un écrivain du voyage, même si ses " voyages-essais " ne ressemblent à nul autre. Enfin, et surtout, Emmanuel Terray est un homme engagé, peu enclin à la résignation, révolté par les injustices de notre temps et fasciné par ceux qu'il appelle " les aventuriers de l'absolu ". Toute son œuvre, qu'elle réfléchisse sur des faits sociaux proches ou lointains, est en effet parcourue par une réflexion sur le pouvoir, la loi, le savoir, l'action et l'engagement politique. C'est donc à une traversée passionnée et mouvementée que ce livre invite, mais qui débouche aussi sur l'universel tant l'anthropologue manie - à l'aide de textes anciens aussi bien qu'en se fondant sur son expérience - l'art de questionner le présent et, souvent, de le défier. Dans son acception la plus étroite, l'anthropologie sociale désigne un savoir produit par l'observation, sur le terrain, d'une forme de vie sociale relativement close sur elle-même ; dans son acception la plus large, elle désigne l'étude de l'homme en général. Emmanuel Terray est doublement anthropologue, car, tout au long de sa carrière, il est passé d'un savoir local fondé sur l'enquête à des considérations plus générales, pour lesquelles il convoque également sa formation de philosophe.

  • En substance, avec Jean-Luc Jamard et Margarita Xanthakou (éds), Paris, Fayard, 2000, 604 p.

  • Clausewitz, Paris, Fayard, 1999, 269 p.

  • Ombres berlinoises, Voyage dans une autre Allemagne, Paris, Odile Jacob, 1996, 272 p.

  • Une histoire du royaume Abron du Gyaman, Paris, Éd. Karthala, 1995, 1058 p.

  • Une passion allemande, Paris, Le Seuil, 1994, 450 p.

  • Le Troisième jour du communisme, Arles, Actes Sud, 1992, 107 p.

  • La politique dans la caverne, Paris, Le Seuil, 1990, 450 p.

  • Lettres à la Fugitive, Paris, Odile Jacob, 1988, 224 p.

  • LÉtat contemporain en Afrique (éd.), Paris, L’Harmattan, 1987, 418 p.

  • Guerres de lignages et guerres d’États en Afrique, avec Jean Bazin, Paris, Éditions des Archives contemporaines, 1982, 537 p.

  • L’organisation sociale des dida de Côte d’Ivoire, Abidjan, Annales de l’université d’Abidjan, 1969.

  • Le Marxisme devant les sociétés primitives, Paris, François Maspero, 1969.

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