CECI n'est pas EXECUTE Mondes américains : Livres publiés en 2006

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Livres publiés en 2006

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  • Maria Benedita Basto, A guerra das escritas. Literatura e nação em Moçambique [La guerre des écritures. Littérature et nation au Mozambique], Lisbonne, Ed. Vendaval, 2006, 318 p.
    Este livro procura contribuir para o estuda da história de Moçambique e da história da literatura moçambicana, numa perspectiva alargada das relações entre colónia e metrópole e pós-colonial propondo igualmente, pelos problemas teóricos que levanta, uma discussão no campo disciplinar dos estudos coloniais e pós-coloniais em torno de questões como identidade, nacionalismo, descolonização.


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  • Charles Becker et Philippe Denis (éds) L’épidémie du sida en Afrique subsaharienne. Regards historiens, Louvain / Paris, Academia-Bruylant, Éd. Karthala, 2006, 427 p. Version anglaise en ligne.
    L'épidémie du sida constitue un des défis majeurs de l'Afrique contemporaine. Diagnostiqué pour la première fois en 1981, le sida est également un objet d'histoire. Quand et comment a commencé l'épidémie ? Pourquoi le sida touche-t-il davantage l'Afrique que les autres parties du monde ? Comment expliquer les variations des taux de séroprévalence au sein du continent africain lui-même ? C'est à ces questions que les auteurs du présent volume tentent de répondre.

  • Image3Sophie Blanchy, Jean-Aimé Rakotoarisoa, Philippe Beaujard, Chantal Radimilahy (dir.), Les dieux au service du peuple. Itinéraires religieux, médiations, syncrétisme à Madagascar, Paris, Éd. Karthala, 2006, 536 p. (Religions contemporaines).
    Madagascar, christianisée puis colonisée, cherche depuis son indépendance à libérer les modes d'expression autochtones de sa culture. Le foisonnement des lieux de culte et des pratiques religieuses témoigne de ces mouvements dynamiques et inventifs qui permettent l'émergence d'Eglises indépendantes malgaches ou les "créations" de sites ancestraux. La circulation des devins-guérisseurs, ainsi que les migrations internes et les mariages qu'elles ont favorisés, ont permis un brassage d'idées et de pratiques qui compose aujourd'hui le paysage religieux de Madagascar. Prenant appui sur des enquêtes approfondies et croisant les regards de chercheurs malgaches et français, ce livre veut rendre compte de la complexité dynamique de cette composition.

  • Image4  Giulia Bonacci, Dimitri Béchacq (doctorants), P. Berloquin-Chassany, N. Rey (éds), La révolution haïtienne au-delà de ses frontières, Paris, Éd. Karthala, 2006, 264 p. (Tropiques)
    Dirigé par une jeune équipe, cet ouvrage rassemble des textes d'historiens, d'anthropologues, de spécialistes en sciences politiques et en littérature qui proposent une relecture du rôle des acteurs de la Révolution haïtienne, des formes prises par ce nouvel Etat et de son empreinte internationale.


  • Jean-Paul Colleyn et Lorenz Homberger, Ciwara. Chimères africaines (préf. S. Martin), Paris, Musée du Quai Branly, 93 p.

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  • Les masques-antilopes Ciwara, en bois sculpté, gravé et patiné, ont valu une célébrité mondiale à l'art bamana du Mali. Liés au culte et plus particulièrement aux danses de la société Ciwara, qui célèbrent l'union mythique entre le soleil et la terre tout en stimulant l'ardeur au travail des jeunes cultivateurs, ils sont devenus un thème contagieux, un symbole exubérant, entré dans la vie de tous les curieux de l'Afrique. Avec un sens esthétique exceptionnel, les Bamana et leurs voisins - d'autres groupes établis dans la vallée du Niger ont eux aussi adopté ce culte - ont réussi le véritable exploit artistique de résumer un monde dans quelques centaines de chefs-d'œuvre. Le Ciwara a ainsi pris rang de principal symbole du Mali contemporain. Publié à l'occasion d'une des expositions inaugurales du musée du quai Branly, ce catalogue abondamment illustré retrace les grandes lignes de l'histoire de ces masques fameux, depuis leur condition d'être composite, de chimère, à l'étude stylistique qu'il est possible d'en faire. Dépositaire d'une cinquantaine de cimiers tous reproduits ici, le musée révèle ainsi la richesse d'une collection où figurent trente-cinq pièces majeures aujourd'hui présentées au public.

  • Jean Copans, Développement mondial et mutations des sociétés contemporaines, Paris, Armand Colin, 2006, 127 p. (128 Sociologie)

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  • Le développement reste, en ce début de XXIe siècle, un problème d'une actualité brûlante même si la logique humanitaire semble accaparer le devant de la scène. Deux niveaux d'analyse sont à prendre en compte d'abord, celui des organisations internationales qui ont mis au point les programmes de coopération, d'aide et d'intervention, y compris humanitaire ; ensuite, celui des institutions, des opérations et des acteurs sur le terrain ainsi que des dynamiques du changement social, de la modernisation et des résistances culturelles. Les mutations politiques et économiques aux échelles internationales et nationales ne peuvent en effet expliquer à elles seules le fonctionnement des sociétés dites en développement. Il importe, selon les démarches de la sociologie et de l'anthropologie, de restituer à ces sociétés et à ces cultures leurs spécificités et leur historicité. Les mots d'ordre actuels (lutte contre la pauvreté, développement durable) ne font-ils que moderniser les objectifs ? Ne préfigurent-ils pas une mondialisation libérale oublieuse des fondements de l'inégalité entre sociétés? Ce livre permet d'y voir plus clair.

  • Image7Anne Doquet et Sara Le Menestrel (dir.), Tourisme culturel, réseau et recompositions sociale, numéro thématique de la revue Autrepart, Paris (IRD/Armand Colin), 2006, n°40.
    La complexité de la rencontre touristique constitue désormais un angle d'approche privilégié dans les études sur le tourisme. Cependant les recherches se sont bien souvent cantonnées à un cadre local. Or, les mouvements identitaires d'aujourd'hui poussent les sciences humaines à mettre en lien le local et le global et à porter notre attention sur la question des réseaux. Constitué depuis toujours de mobilités et de relations interculturelles, le tourisme, dont une importante branche se revendique "culturelle", apparaît comme un objet taillé pour cette perspective. Eminemment contemporain, il éclaire la configuration et les enjeux des mouvements identitaires actuels, caractérisé tout autant par des renforcements que par une fluidité et une mobilité accrues. Le tourisme constitue un objet d'étude dont les frontières doivent être réévaluées à la lumière de la diversité des formes de l'activité touristique, des expériences vécues par les touristes, des profils de l'ensemble des acteurs et de leur circulation transnationale. Ce numéro d'Autrepart aborde la question du tourisme culturel sous l'angle des réseaux et des recompositions sociales, en réunissant une série d'articles autour de trois thèmes : la mise à distance du tourisme, les recompositions qu'il alimente et la question des mobilités touristiques.

  • Image8Claude Fay, Yaouaga Félix Koné et Catherine Quiminal (éds), Décentralisation et pouvoirs en Afrique – En contrepoint, modèles territoriaux français, Paris, Éd. de l’IRD. (Colloques et séminaires)
    À travers une décennie d’évolution, éclairée par une histoire de longue durée, des anthropologues, géographes, historiens, politistes, sociolinguistes analysent ces processus dans cinq pays d’Afrique. Ils décrivent les nouvelles formes de compétition autour des pouvoirs et du contrôle des ressources, mais soulignent aussi l’émergence de dynamiques novatrices conjuguant communautés et citoyenneté. Une mise en regard avec l’histoire de la décentralisation et la genèse des «pays » en France apporte des éclairages inattendus sur les relations Nord/Sud, du double point de vue de la circulation des modèles et de l’existence de paradoxes communs. Ce livre intéressera tous ceux – chercheurs, acteurs ou institutions – qui travaillent sur la décentralisation, et, plus largement, sur les refontes des États en temps de mondialisation.

  • Image9Alain Gascon, Sur les hautes terres comme au ciel. Identités et territoires en Éthiopie, Paris, Publications de la Sorbonne, 335 p.
    Ce livre de géographie historique, culturelle et politique traite des recompositions territoriales et identitaires engagées en Éthiopie depuis la chute de Mängestu en 1991. En décrétant en 1975 une Réforme agraire radicale, les militaires visaient plus que la redistribution de la terre. Ils faisaient du « temps long table rase ».Ils rompaient avec la territorialisation fondée sur le mythe salomonien : le Éthiopiens, le Peuple élu, habitaient les hautes terres, la Terre sainte. Ayant reconnu l’égalité entre les cultures et les peuples d’Éthiopie, la révolution formait le projet de changer leur répartition et leur habitat de façon à favoriser leur fusion et l’éclosion d’un peuple «socialiste». Cette nouvelle identité sans racine, sur un territoire devenu uniforme, brisait les liens séculaires unissant les populations et leur Terre sainte. Comme les dirigeants d l’Ancien Régime, les militaires sont sous-estimé les effets de la révolution démographiques des années 1960, échoué dans le lutte contre les famines et perdu, comme lui, le pouvoir. Le mythe biblique doit composer avec le réveil des identités « ethniques » et religieuses régionales et avec la répétition des crises de subsistance. Désormais découpée en États-régions ethnofédérales, au nom de la démocratie, et amputée de l’Erythrée, la Terre sainte n’est plus en mesure de nourrir ses enfants, toujours plus nombreux. Le temps court des événements, de l’actualité, défie l’ordre voulu par Dieu sur les hautes terres.

  • Image10Marc Le Pape, Johanna Simeant et Claudine Vidal (dir.), Crises extrêmes. Face aux massacres, aux guerres civiles et aux génocides, Paris, Éd. de La Découverte, 334 p. (Recherches).

    Aux crises extrêmes, qui mettent en péril en péril l’existence de groupes humains entiers, répondent des actes (interventions militaires, assistance humanitaire, etc.) et des discours (mobilisations, appels, textes de journalistes ou de commissions d’enquêtes, travaux universitaires, etc.). Cet ouvrage retrace comment de telles crises sont constituées en objets de connaissance, de controverses et d’actions. Les études de cas réunies ici - correspondant essentiellement aux années d’après-guerre froide, et plus particulièrement aux années 1990 (Rwanda, Colombie, Bosnie-Herzégovine, etc.) -. montrent comment les concurrences, conflits ou simples différences d’approche entre médias, écrivains, ONG, États, parlements et organisations internationales, multiplient les énonciations de vérités. Descriptions et controverses sont analysées afin de restituer leurs méthodes d’établissement des faits, en lisant de manière critique les récits produits, en recherchant les finalités pratiques auxquelles ces récits sont liés, en retraçant les généalogies des qualifications de violences. Parce que les controverses occupent une place importante dans le débat public, cet ouvrage restitue l’implication d’une pluralité d’intervenants et d’observateurs. Quels schèmes de perception interviennent régulièrement pour façonner les récits des crises extrêmes? Comment, avec leurs passions et leurs intérêts investis dans ces controverses, les acteurs introduisent-ils (ou non) un impératif de vérité, des principes de réalité ?

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  • Marie Miran, Islam, histoire et modernité en Côte d’Ivoire, Paris, Éd. Karthala, 2006, 546 p.

    Longtemps perçue comme un bastion animiste ou une terre d'élection du christianisme, la Côte d'Ivoire a été le théâtre d'une des plus fortes progressions de l'islam sur le continent africain au cours du dernier demi-siècle. De fait, l'islam est aujourd'hui la première religion du pays par son poids démographique et sa présence est manifeste partout. Cette islamisation a été contemporaine du développement économique, des migrations et de l'urbanisation sans précédent de la Côte d'Ivoire postcoloniale. Ce livre retrace la genèse historique et l'importance contemporaine de ces transformations à travers le cas spécifique d'Abidjan, mégapole cosmopolite, locomotive économique, siège de l'Etat et principal foyer islamique du pays. Par delà les représentations idéologiques sur l'islam issues du 11 septembre et de la guerre civile ivoirienne, ce livre interroge les processus par lesquels le mouvement réformiste impulsé à Abidjan a promu une interprétation "moderne" et libérale de l'islam ivoirien, mêlant tolérance religieuse, droits de la femme et défense de la démocratie et de la laïcité.

  • Image12Aminah Mohammad-Arif et Jean Schmitz, Figures d’Islam après le 11 septembre. Disciples et martyrs, réfugiés et migrants, avec, Paris, Éd. Karthala, 320 p.
    Des événements du 11 septembre 2001 aux attentats de Londres de juillet 2005, la mondialisation de l'Islam associe des réseaux transnationaux à des "espaces hors Etat". Cet ouvrage est consacré aux différents acteurs qui circulent entre ces espaces : martyrs, réfugiés, migrants et figures de l'autorité religieuse souvent associés entre eux par des liens forts. Il oblige à déconstruire les typologies conventionnelles privilégiant l'internationale islamiste au détriment des "ulama" (docteurs de la loi) ou de la religiosité populaire et mystique des "sûfi".

  • Emmanuel Terray, Face aux abus de mémoire, préface de Christian Bromberger, Arles, Actes Sud, 73 p.
    "Notre époque est marquée par la prolifération des victimes, ou du moins des personnes qui se disent telles." Ainsi commence cet essai, volontiers percutant. Il ne se satisfait pas des discours qui tentent d'instaurer une nouvelle police de la pensée. Ceux qui n'obéissent pas aux exigences des porteurs de mémoires blessées s'exposent à leur vindicte, et de plus en plus à des procès, qui ne sont pas simplement d'intention. Comme si le système judiciaire pouvait se substituer au travail des historiens. Face à ces abus de mémoire, à la surenchère des différents groupes qui tentent de faire prévaloir leur statut de victime, il s'agit de préserver la liberté de pensée. Là où des lois viennent empiéter sur le métier des historiens et où la libre controverse semble de plus en plus encerclée, l’auteur plaide avec vigueur pour les vertus de l'amnistie. Ce livre est une invitation à ouvrir les yeux sur le monde actuel.

  • Image13Patrice Yengo, La guerre civile du Congo-Brazzaville 1993-2002 « Chacun aura sa part », Paris, Éd. Karthala, 448 p. (Hommes et sociétés)
    Au Congo-Brazzaville, la Conférence nationale de 1991 a ouvert la voie au pluralisme politique et aux premières consultations libres. Mais de parades militaires en coups d'Etats successifs, ce pays a sombré, de 1993 à 2002, dans une longue guerre civile où chacun des principaux belligérants est soutenu par des milices armées. L'histoire ne trouve à se singulariser que par le retour aux formes archaïques du mercenariat colonial ou aux valeurs du millénarisme.

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