CECI n'est pas EXECUTE Mondes américains : Livres publiés en 2007

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Livres publiés en 2007

  • Image1Michel Agier (dir.), Terrains d’asiles. Refugiés, déplacés, sans-papiers face aux dispositifs de contrôle et d’assistance, Asylon(s), Revue en ligne du réseau scientifique TERRA, Paris, novembre 2007, n°2.
    Publication issue du Programme "ASILES" de recherche collective qui vise à mettre au jour les représentations, pratiques, usages et conceptions des individus, des corps et de la personne qui se développent dans les cadres (camps, ghettos, zones de transit, centres d’accueil, etc.) définis par les interventions humanitaire et sécuritaire touchant des populations mobiles et précaires (réfugiés, déplacés, sinistrés, migrants clandestins, demandeurs d’asile…). Les enquêtes ethnographiques relèvent de trois entrées ou points de vue : les récits, les corps, les espaces.

  • Image2Jean-Loup Amselle, L’arte africana contemporanea. L’arte delle ‘incolto’ tra Africa e Occidente. Traduction italienne (Fernanda Littardi) de L’Art de la friche, essai sur l’art africain contemporain. Turin, Bollati Boringhieri Editore, 2007, 192 p. Collection Nuova Cultura.
    Fenomeno culturale in notevole espansione, come mostra il numero sempre crescente di riviste, esposizioni, pubblicazioni e istituzioni che ne fanno il proprio specifico orizzonte di riferimento, l'"arte africana contemporanea" include aspetti e componenti di natura diversa: dalla somma degli stili e delle produzioni nazionali del continente africano, alle opere degli artisti cosiddetti africani, fino a una produzione in qualche modo legata all’Africa ed esclusa dai circuiti internazionali. In ogni caso, ci troviamo di fronte a una dimensione alternativa, uno spazio di intermediazione, un luogo abbandonato in cui vengono realizzate forme artistiche nuove: in una parola, a quella che oggi si è soliti chiamare friche. Ed è proprio a partire da questo modello in una certa misura paradossale (la friche trae la sua vitalità dalle rovine) che occorre comprendere i nostri rapporti con l’arte africana.
    Dato il suo carattere autoreferenziale, l’arte contemporanea occidentale si trova chiusa in un vicolo cieco: di fronte a questo processo di disgregazione, il meticciato, il riciclo, l’ibridazione delle culture potrebbero costituire una soluzione miracolosa, e all’Africa spetterebbe allora il ruolo di principale fonte di rigenerazione dell’arte occidentale. Ma – si chiede Amselle – di quale Africa parliamo? Il problema dunque, almeno in prima istanza, non è quello di avviare una riflessione sulle qualità propriamente estetiche dell’arte africana quanto di delimitare, attraverso di essa, il posto occupato dall’Africa nel nostro immaginario. Arte “primitiva”, “tribale”, “contemporanea”? L’arte africana si rivela un luogo strategico di interlocuzione – equivoci compresi – tra l’Occidente e l’Africa.

  • Image3 Doris Bonnet et Laurence Pourchez (dir.),  Du soin au rite dans l’enfance, Ramonville, coédition Érès et IRD, 2007, 320 p. Livre+DVD (Petite enfance & parentalité)
    Réunissant les travaux d'anthropologues, de psychologues et d'historiens de la petite enfance, cet ouvrage aborde la question des modèles parentaux en matière de soins et de rites entourant la naissance et la prime enfance dans différentes régions du monde. L'observation des soins aux jeunes enfants (allaitement, sevrage, toilette quotidienne, etc.), et des rites qui accompagnent leur croissance, permet de mieux aiguiser notre regard sur la diversité des normes sociales et culturelles en matière de puériculture et d'adapter les modes d'intervention des acteurs médico-sociaux ou éducatifs au sein d'une famille ou d'une communauté.
    L'étude des sciences sociales et humaines sur la petite enfance s’inscrit aujourd’hui dans une réflexion sur l’évolution de la famille et les nouvelles formes de parenté, quelles que soient les régions du monde. Les techniques de soins et les rites associés à la petite enfance suivent la trace de ces recompositions familiales et identitaires. Les auteurs montrent ici que ces techniques se «nichent» dans des politiques identitaires ou s'intègrent à de nouveaux savoirs. On s’apercevra, alors, que ces «pratiques de routine» ont une dimension éminemment politique qu’on avait peut-être jusque là sous-estimée.

  • Image4Catherine De Clippel (photographies) et Jean-Paul Colleyn (textes), Secrets, fétiches d’Afrique, Paris, Éditions de la Martinière, septembre 2007, 192 p.
    Les fétiches africains effrayent les missionnaires, horrifient les marabouts, mais captivent les artistes, les anthropologues, les philosophes et les psychanalystes. Il convient de réhabiliter le terme de fétiche, tant est répandu, non seulement en Afrique, mais dans le monde, l’usage d’objets divins pour obtenir bienfaits et protection. En dépit des conversions à l’islam et au christianisme, les adeptes des cultes dits «traditionnels» africains luttent toujours contre l’infortune en tentant de capter des forces invisibles. L’Afrique s’est urbanisée, les écoles ont souvent remplacé les initiations, mais les adeptes des cultes dits «traditionnels» du Togo et du Mali instaurent leur rapport au monde par des interprétations et des modes de pensées où le pouvoir est associé à des connaissances secrètes. Entre les deux mondes superposés des morts et des vivants, des dieux incarnés dans des objets fabriqués servent d’intermédiaires. «Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?», s’interrogeait Lamartine. Ce livre amorce une réponse à partir de deux univers : celui des vodun du Togo et celui des boliw du Mali. Dans les deux cas, le rapport d’un individu au monde d’ici-bas et à l’au-delà passe par la confection et l’entretien d’objets qui sont des êtres, non des choses.
    Secrets, fétiches d’Afrique est un voyage à travers une centaine de photographies dans ces mondes hermétiques et codifiés. Ces photos ont été prises entre 1980 et 2006, dans des milieux très secrets, grâce à la longue et étroite collaboration entre la photographe, Catherine De Clippel, et l’anthropologue, Jean-Paul Colleyn. Cet ouvrage constitue le témoignage unique d'un univers où les croyances et les rituels régissent la société des hommes.

  • Image5Xavier Crombé et Jean-Hervé Jézéquel (dir.), Niger 2005 - Une catastrophe si naturelle, Paris, Karthala, 2007, 272 p. (Les terrains du siècle)

    Eté 2005 : les images d'enfants nigériens affamés envahissent les écrans des télévisions occidentales. Dans cet ouvrage collectif, chercheurs, consultants et praticiens de l'action humanitaire proposent différentes lectures de la crise de 2005 au Niger et de ses enjeux. Ils appellent à une réflexion renouvelée sur les idées reçues qui conditionnent encore aujourd'hui les relations d'assistance et de secours à l'Afrique.

  • Image6Élodie Razy, Naître et devenir. Anthropologie de la petite enfance en pays soninké (Mali), Nanterre, Publications de la Société d’ethnologie de Nanterre, octobre 2007, 424 p. (Thèse de doctorat en anthropologie sociale soutenue au CEAf en 2002, sous la direction de C. Quiminal)
    Objet mais également sujet des relations qui se tissent au fil des jours, le petit enfant est dès sa naissance au centre de la vie sociale. Façonné par sa mère et son entourage, il est considéré comme un partenaire à part entière des multiples échanges qui jalonnent sa journée. Se tenant à la frontière entre le monde "invisible" et le monde des humains, on dit habituellement de lui: "Tant que l'enfant ne parle pas, il peut tout voir. Dieu lui montre tout car il ne peut pas dire ce qu'il voit. L'enfant ne voit plus après le sevrage mais il a la mémoire: chaque fois qu'il pense à cela, il pleure." Le petit enfant naît-il ou devient-il soninké? Et comment? Que nous apprennent les interactions — verbales et non verbales — avec l'entourage, sur les sens du maternage ? Ce dernier présente-t-il des similitudes avec ce qui a cours sous d'autres latitudes ? Que donne à voir la petite enfance de la société en général ? À partir d'une ethnographie du détail, des petits riens de tous les jours, telles sont les principales interrogations auxquelles l’ouvrage apporte des éléments de réponse. Par la porte de la petite enfance, période riche et mal connue du cycle de la vie, le lecteur est invité à pénétrer dans l'intimité du petit enfant ainsi qu'à découvrir la vie quotidienne des membres de cette société dont sont issus nombre de migrants ouest-africains présents en France.

  • Image7Jérôme Souty (thèse de doctorat soutenue en 2005) : Pierre Fatumbi Verger – du regard détaché à la connaissance initiatique, préfacé par Jean-Paul Colleyn, Paris, Maisonneuve et Larose, 2007, 520 p.
    Photographe en rupture de bans et voyageur au long cours, Pierre Verger est devenu ethnologue, botaniste, historien. A partir de 1946, il a consacré cinquante années de recherches aux cultures noires du Brésil et d’Afrique (Nigeria, Bénin), au monde des orixas et des voduns. L’homme de l’image initialement très méfiant envers l’écriture, il finit par rédiger des sommes ethnographiques pour montrer la richesse et la spécificité de ces cultures de l’oralité ; son itinéraire singulier, sa méthode de travail originale, lui ont permis de recueillir des matériaux artistiques, documentaires et scientifiques considérables. Le livre de Jérôme Souty, aux accents parfois biographiques, consiste en une analyse de la production scientifique et artistique de Pierre Verger et en une réflexion plus générale sur l’originalité et sur la portée de son expérience. Cette «œuvre-vie» interroge en profondeur la «science de l’autre» : elle invite à renouveler les méthodes et à reconsidérer les enjeux de l’anthropologie. L’ouvrage, distribué en dix chapitres thématiques, compte 140 photos choisies par l’auteur.

  • Image8Olivier Le Cour Grandmaison, Gilles Lhuilier et  Jérome Valluy, Le retour des «camps». Sangatte, Lampedusa, Guantanamo…, Paris, Autrement, 2007, 300 p. (Frontières).
    Les camps sont de retour. Sangatte, Lampedusa, Guantanamo : l’association de phénomènes aussi variés peut surprendre, de l’accueil de migrants étrangers à la guerre contre le terrorisme, la réponse reste toujours la même, l’internement administratif. Aux frontières des États se multiplient des centres d’internements administratifs pour étrangers. Camps ouverts (Sangatte en France) ; zones ultra sécurisées (Guantanamo) ; camps fermés de migrants étrangers (Malte, Lampedusa), les camps d’enfermement sahariens ou de Woomera en Australie… Il existe une bonne centaine de ces centres de rétention en Europe et probablement des milliers en Occident. Politologues, philosophes, sociologues et juristes analysent l’histoire de ces camps et les mécanismes qui y sont à l’œuvre à travers les exemples de Lampedusa, des camps sahariens, afghans et de Guantanamo etc. Ces analyses sont accompagnées de documents, de témoignages, et d’un carnet d’adresse sur le monde associatif.

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Extrait : La notion de décentrements renvoie à une démarche qui invite à appréhender différents lieux subsumés par le concept de Suds où sont mises à l’épreuve, en théorie et (...)

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Typographie et graphisme de la lettre arabe : enjeux et perspectives

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